Tous les articles par Elaine Wagner

Vous rencontrez un problème avec votre cheval ?

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Vous rencontrez une difficulté avec votre cheval ?
Posez-vous ces questions :
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– Mon cheval a t-il un problème physique ? une douleur ?

Beaucoup de problèmes de comportements viennent de problèmes de santé que nous ignorons, de douleurs de pieds, de dos, de dents, que le cheval tente de nous montrer.
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– Suis-je angoissé, stressé, contracté, en colère ? Quelles sont mes émotions ?

Le cheval ressens nos émotions, et souvent, les difficultés que nous rencontrons viennent de nos propres tensions.

Plus vous serez calme et détendu, plus le cheval peut également l’être.
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Beaucoup de problèmes disparaissent lorsque le calme est présent au sein de vos interactions.

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– Suis-je clair et compréhensible ?

Lorsque vos demandes sont claires, et que votre cheval comprend ce que vous attendez de lui, les choses lui paraitront moins difficiles.
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– Suis-je progressif ?

Est ce que ce que je demande à mon cheval est facile ? Difficile ?

Puis-je découper l’exercices en morceaux pour que ce soit plus facile pour chacun ?
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– Suis-je au clair sur ce que je veux ?

Est ce que j’ai une vision claire de ce que je veux ?

Visualisez l’exercice, le comportement, l’attitude, que vous aimeriez.

Savoir vraiment ce que vous voulez vous aidera à avancer dans la bonne direction pour vous, et donnera confiance à votre cheval.
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– Est ce que je suis à l’écoute ?

Le cheval communique différentes informations par son corps, ses mouvements.

Quand il essaye de me dire quelque chose, est ce que je l’écoute, ou ne suis-je interessé que par le fait qu’il m’écoute moi ?

Dites-moi en commentaire si ces questions vous sont utiles 🙂
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Dites-moi lesquelles vous semblent importantes pour vous !
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Elaine
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L’harmonie n’est jamais donnée…

Je lisais une citation de Simone de Beauvoir qui dit : Entre deux individus, l’harmonie n’est jamais donnée, elle doit définitivement se conquérir.

Et ça m’a rappelé une réflexion que je me faisais il y a quelques jours.
Vous savez parfois vous vivez des moments parfaits avec votre cheval, tout semble fluide, tout se passe bien, vous vous sentez comblé(e).
Et puis le lendemain tout semble aller de travers, et vous commencez à vous demander ce que vous avez fait de mal. Ça vous parle ?

En tout cas cela m’est arrivé récemment, je vais vous raconter.
Avec mes chevaux, j’essaye d’être le plus calme, et claire possible quand je leur demande quelque chose.
Je cherche des solutions adaptées à chaque cheval et chaque exercice, afin que ma demande paraisse facile. Ainsi, le cheval est plus enclin à me dire « oui ».
Il y a quelques jours, je travaillais sur un nouvel exercice avec Ecume. Cet exercice se travaille au galop, et demande une certaine autonomie. C’est un exercice qui est à la fois physique et mental donc. Et puis elle n’y arrivait pas, sauf que moi je voulais absolument qu’elle réussisse ! Et c’est là qu’elle a commencé à me dire « non ».

Ecume a énormément de volonté et de générosité en elle. Si elle me dit « non » c’est que quelque chose ne va pas (venant de moi, ou venant d’elle).
Quand je dis que ça vient d’elle, je pense à des douleurs physiques ou courbatures qui vont l’amener à dire « non » par moments, car elle se respecte assez pour ne pas tirer sur son corps.
Quand je dis que ça vient de moi, cela peut être diverses choses, mais souvent ce sera un manque de clarté de ma part, manque de calme, ou de détente (corps crispé).
MAIS cette fois ci ce n’était rien de tout ça, et un peu de tout ça à la fois !

En fait Ecume est partie en liberté (alors qu’elle ne part jamais) et d’abord je me suis demandé « qu’est ce que j’ai mal fais ? pourquoi elle part maintenant, alors que je pensais avoir règlé le problème définitivement ? (elle se barrait beaucoup en liberté avant il y a quelques années, et c’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à changer mes principes de base de travail des chevaux, pour limiter leurs comportements de fuite et favoriser l’ancrage).
Et en fait j’ai remarqué que je me mettais la pression pour réussir cet exercice. Et comme je me mettais la pression à moi-même, cette pression se répercutait sur ma jument !
Les chevaux n’aiment pas la pression…(les humains non plus d’ailleurs) et quand ils se sentent mal, ils ont envie de fuir, tout simplement !

Cela m’a rappelé que :
« Entre deux individus, l’harmonie n’est jamais donnée, elle doit définitivement se conquérir. »

Que si vous pensez règler un problème définitivement, vous vous trompez. Lorsque nous parlons de relationnel, tout est toujours à harmoniser, à fluidifier. Tout est en mouvement, tout change dans la nature, rien n’est figé. Ce n’est pas parce que votre relation est merveilleuse avec votre animal aujourd’hui que cela restera inchangé. De même, ce n’est pas parce que cette séance était moins agréable que les suivantes le seront aussi.
Rappelez vous : tout change, tout bouge !

Cela m’a rappelé aussi que le calme, la clarté, le fait de ne pas se mettre la pression, c’est du « fitness émotionnel » au quotidien. Si vous arrêtez de pratiquer, vous retombez dans des vieux schémas d’habitudes qui ne vont pas être bénéfiques pour la relation.
Parfois on « oublie » aussi d’utiliser les ingrédients qui fonctionnent, parce que nous avons été habitué à en utiliser d’autres (qui fonctionnent moins bien) pendant très longtemps.

La motivation c’est l’énergie mise en action. Lorsque l’on souhaite obtenir davantage de motivation de la part du cheval, qu’est ce que l’on cherche à obtenir en réalité ? Qu’est ce que la motivation ? Pour moi, cela pourrait s’expliquer par : donner au cheval l’envie de donner ! L’envie de participer, de s’impliquer dans la relation.

Comment allumer cette envie de donner ? Différentes sortes de motivations existes, parmi lesquelles : La motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque. C’est la motivation intrinsèque qui m’interesse, celle qui vient de l’intérieur, d’un élan naturel du cheval.

Lorsque vous êtes passionné par un projet, vous êtes auto-motivé (votre motivation vient de vos tripes, de votre coeur qui bat pour ce projet). A l’inverse, lorsque vous êtes supposé faire quelque chose qui vous motive peu, cette flamme ne sera pas allumée en vous. Vous aurez alors besoin d’un déclencheur extérieur pour vous motiver à agir (l’attrait d’une récompense, la menace d’une punition par exemple). Comment allumer cette flamme chez le cheval ? L’une des choses qui me parait essentiel lorsque l’on souhaite que le cheval se mette à donner c’est d’accepter de ne pas “prendre”. C’est demander au-lieu d’exiger. C’est aller au rythme du cheval, avant de lui demander de se caler sur le nôtre…

Le désir d’être parfait

LE DÉSIR D’ÊTRE PARFAIT

Peut-être êtes-vous dans ce cas ?
Vous avez envie d’être parfait, d’avoir une technique parfaite, de construire des séances parfaites avec votre cheval. Et si ce n’est pas le cas, si une ombre arrive au tableau, vous focalisez toute votre attention sur cette ombre (qui ne fait parfois que 1 cm !).

Vous avez peut-être passé une séance en liberté extraordinaire avec votre cheval, et les 5 dernières minutes de la séance, votre cheval se met à fuir et s’éloigne de vous ! Vous perdez la connexion.
Peut-être avez-vous vécu une magnifique balade avec votre animal mais soudain, celui-ci se met à s’éffrayer, vous perdez le contrôle et vous chutez (ou votre cheval vous embarque au galop).
Votre cheval monte très bien en van mais subitement, vous passez 3/4 d’heure à le charger, etc…

Et alors, votre cerveau se branche sur le pôle négatif et vous n’avez plus que les aspects « négatifs » de la séance qui tournent en boucle dans votre esprit, avec leurs lots de questions qui alimentent votre déception, frustration, tristesse ou colère.
Parfois, vous vous en voulez et vous allez vous dévaloriser ou vous comparer aux autres. Et parfois vous en voudrez à votre cheval d’avoir tout gâché, de ne pas être partenaire, de « le faire exprès », d’être un c** etc…
Et si l’on vous demande comment s’est passé votre séance, vous insisterez sur tout ce qui s’est « mal passé » alors que 90% du reste était agréable et plaisant. Vous êtes alors branché sur la PEUR (peur de ne pas être assez ceci ou cela, peur de ne pas y arriver, peur de ne pas mériter votre cheval, peur que le cheval ne vous aime plus, peur d’être moins bon que les autres…)

J’ai moi-même du mal à accepter d’être imparfaite, mes chevaux ne sont pas tout le temps calmes, connectés, et je ne suis pas toujours là où je voudrais être dans ma progression.

Je vais vous partager une anecdote toute récente : ce soir, j’étais avec une de mes jument en liberté dans les espaces ouverts, tout était « parfait », magique, j’adore ces moments de connexion pure ❤️ et puis, au moment d’ouvrir le pré, ma jument est partie au galop. Avant, la soif de perfection m’aurais amené à me crisper, à me juger ou juger le cheval. Là, j’ai simplement lâché prise, demandé à ma jument de revenir, re-formulé ma demande, dans le calme, et elle est restée avec moi. Et cela semble très « simple » au final non ? Mais ça n’a pas toujours été ainsi pour moi.

Mais vous savez quoi ? La perfection est un leurre. Du moins, nous avons appris que « être parfait » signifie ne pas faire d’erreurs, ne vivre que des choses positives. Cela n’existe pas ! Nous sommes vivants. Les chevaux sont vivants eux aussi, et expriment quelque chose. Lorsqu’ils ne sont pas calmes, ne pensez pas que quelque chose cloche chez eux ou que vous êtes « nul » de ne pas réussir à les apaiser. Observez, apprenez, acceptez ce qui se passe dans le moment présent et relâchez la pression que vous mettez (sur le cheval ou sur vous-même).

Si nous ne faisions pas d’erreurs, nous ne pourrions pas apprendre et évoluer. Si notre cheval était toujours « parfait », il ne pourrait pas être notre professeur.

Le désir d’être parfait est très stressant, génère de l’inquiétude, et nous prive souvent d’apprécier pleinement ce que nous avons, ou vivons déjà.

Personne ne vous demande d’être parfait, pas même votre cheval. Le plus souvent, c’est vous qui vous mettez la pression.
Et parfois cette pression est si énorme que vous préférez ne pas travailler votre cheval plutôt que de « mal faire ». Vous êtes alors comme paralysé par la peur de faire des erreurs.

Votre cheval ne vous aimera que davantage lorsque vous aurez lâché prise, car une grande vague de détente vous enveloppera alors. Et lorsque vous mettez moins de pression sur vous, vous en mettez également moins sur le cheval.

Si vous vous reconnaissez dans ces mots :

 Autorisez-vous à être plus doux avec vous-même
 Écoutez-vous
 Faites de la place en vous pour accueillir la détente, ouvrez lui la porte…