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Améliorer la relation avec mon cheval introverti : 3 stratégies

Améliorer la relation avec mon cheval introverti : 3 stratégies

Comment savoir si j’ai un cheval introverti ou extraverti ? 

Quand on est face à un cheval plutôt introverti, on voit qu’il a parfois l’air calme alors qu’au fond il ne l’est pas. On peut avoir l’impression qu’il est un peu « dans la lune », ou qu’il ne prête pas trop attention à nous ou à son environnement. 
C’est souvent un cheval qui va avoir plus de facilité à ralentir qu’à accélérer (les extravertis, c’est plutôt l’inverse). 

Pour ma jument, Midnight Sun, son côté introverti se voyait par :

– le fait qu’elle ne venait pas facilement vers moi au pré, comme si elle s’en fichait de moi
– le fait qu’elle ne bougeait pas beaucoup au pré, ou très lentement, en s’économisant sur ses déplacements
– elle se fige et se crispe quand elle a peur, alors que les chevaux avec un fort pourcentage d’extraversion vont avoir tendance à fuir en détalant)
– si je lui demande d’accélérer (à pied, ou monté), elle ne va pas être très motivée (plus facile de ralentir que d’accélérer pour elle).
– la tendance à coucher les oreilles quand on lui demande un effort
– une tendance à exploser après avoir eu peur (cheval qu’on peut parfois catégoriser comme « imprévisible » et dangereux, qui semble n’avoir peur de rien, puis peut exploser d’un coup, sans crier gare). 

Alors, comment ai-je fais pour changer tout ça .? Eh bin justement, je n’ai pas cherché à changer mon cheval. Un cheval introverti ne deviendra pas extraverti, mais on peut apprendre à respecter sa personnalité, et l’amener à moins basculer dans les extrêmes (le cheval que j’ai actuellement au travail a tendance à exploser en cas de peur, et je lui apprend à trouver d’autres stratégies que ça pour s’apaiser.)

Je vais donc vous partager 3 stratégies qui m’ont été utiles, pour développer une belle relation avec ma jument introvertie.

1) Ralentir

Quoi ? ralentir alors que mon cheval est déjà super mou ?! 
Eh oui.. prendre le temps de commencer doucement, de laisser le cheval réfléchir (même si ce qu’on lui demande est facile ! ). Les chevaux introvertis ont besoin de temps pour rassembler leurs pensées, et prendre des décisions. Midnight, elle, va souvent rester immobile pour réfléchir, et ENSUITE seulement, va se décider à se mouvoir, une fois sa décision prise. 
Pour vous aider à voir la différence… Silver, une de mes juments extravertie, va bouger d’abord, et réfléchir ensuite (un peu comme un Bélier qui fonce puis réfléchis ensuite non ? hahahah). 
Je commence les séances lentement, en privilégiant les demandes de précisions (mettre le pied précisément à tel endroit, passer entre cette plante et ce caillou…). Ça va l’aider à se reconnecter à son corps, et à sortir de son mental. 
Au box, ou au pré, j’essaye de ne pas directement aller vers elle. J’attend qu’elle m’ait vu, j’attend à distance durant 30 secondes, puis elle vient vers moi, ou je vais vers elle (selon les situations). 

2) Demander peu mais souvent

Si je la laisse au pré pendant 2 semaines sans rien faire (pas de travail à pied ni monté), j’ai pu constater qu’elle devenait encore plus introvertie, encore plus « dans la lune ».
Les séances régulières (4 fois par semaine environ) l’aident beaucoup, et en allant à son rythme.
Je demande peu de choses, mais souvent, au sein d’une même séance.
Par exemple, je vais lui demander beaucoup de transitions rapprochées.
5 foulées de pas – un arrêt – 5 foulées de pas – 10 foulées de trot – 10 foulées de pas, 15 foulées de trot etc… 
Ça l’aide à faire peu à peu monter son énergie, sans se lasser. Ça bouge, c’est varié, elle doit faire attention à moi, et à mes demandes, donc ça ne lui laisse pas trop l’opportunité de se renfermer. 


3) L’amener à se décontracter

Un cheval introverti ne signifie pas cheval calme, pas du tout ! 
Un cheval introverti cache bien ses émotions, voilà tout ! 
Plus Midnight est « dans la lune », pas concentrée, et avec cette tendance de cheval un peu comme « éteint », plus je sais que quelque chose ne va pas (stress ou douleur). 
Dans certains cas, cela peut aussi vouloir dire que le cheval n’a pas associé l’humain avec du plaisir (on le cherche uniquement pour travailler, par exemple), est blasé, et donc, ne va pas voir POURQUOI il devrait faire attention à nous. C’est le cas de certains chevaux, et avec eux on va aller chercher le PLAISIR, les emmener brouter, les grattouiller, faire des séances plaisir et détente.
Avec Midnight, j’ai beaucoup travaillé sur la décontraction profonde avec elle, car même si elle paraissait calme, elle ne l’était pas en profondeur. Depuis qu’on a mis en place plusieurs stratégies de relaxation mutuelle (eh oui on amène le cheval à se relaxer, mais nous aussi on a du pain sur la planche pour relâcher nos tensions !), elle n’est plus autant renfermée qu’avant (d’ailleurs, elle n’a quasiment plus de dermite estivale ! un hasard ?). 
Je parle beaucoup de l’aspect décontraction dans ma formation Au Coeur du calme.
Le lien est ici : https://elainewagner1.simplero.com/page/119149
J’amène le cheval à se recentrer sur lui-même, à lâcher l’obsession qu’il peut avoir, vis à vis de certaines choses (les copains de pré, des éléments de son environnement qui peuvent le stresser, l’herbe qui le rassure…), pour comprendre qu’il peut se décontracter par lui-même, et avec notre aide. 
Plus le cheval introverti apprend à se décontracter, moins il va garder de tensions en lui, moins il va se renfermer, et donc moins il va exploser ! Vous voyez la logique ? 

Plus on apprend au cheval à redescendre en pression, plus il peut commencer à S’EXPRIMER (chose qu’il a du mal à faire, puisqu’il se renferme, et intériorise ses ressentis), plus il va sortir ses émotions, et se sentir mieux ensuite. C’est donc plus cool pour lui, il va se sentir mieux, et nous, de notre côté, on se sentira aussi bien plus en sécurité avec un cheval qui devient moins imprévisible. 

Une stratégie que je met en place, c’est de simplement ATTENDRE à côté du cheval. Ne pas chercher à le faire bouger, mais passer de longs moments immobile avec le cheval. 
Quand il commence à bouger, on va bouger avec lui, et se caler sur lui, au-lieu de lui demander de se caler sur nous. Par la suite, on va bien sûr équilibrer tout ça, mais en début de séance, ou même lors de l’approche au pré, on peut suivre les envies du cheval, pour lui montrer qu’on s’intéresse à lui, et qu’on ne lui demande RIEN.
Car chez certains chevaux, la simple DEMANDE de notre part (aussi simple est acquise soit-elle) peut lui mettre une certaine forme de pression, et l’amener à se renfermer. 

Elaine Wagner – Coach en relationnel Humain – Cheval
(texte publié le 1er Août 2020)

Diminuer les conflits

Diminuer les conflits

Si vous voulez diminuer les conflits au sein d’un groupe de chevaux, assurez-vous qu’ils aient suffisamment de ressources.
Par exemple, quand il y a conflit entre 2 chevaux, ou dans un troupeau, c’est souvent car les ressources sont limitées.
Les ressources peuvent être l’eau, la nourriture, les endroits ombragés, ou tout autre chose que le cheval apprécie et recherche.

Par exemple, il peut y avoir conflits quand :

– il n’y a pas assez à manger
– il y a à manger à un seul endroit (un seul tas de foin)
– pas assez de coins d’ombres
– 1 abri trop petit pour abriter tous les chevaux du groupe
– l’espace est trop restreint et les chevaux se sentent coincés

Vous pouvez alors :

– multiplier les points d’ombre (installer plusieurs abris dans le pré si vous voyez que les chevaux se chassent souvent et se disputent la place dans l’abri.
– agrandir les aires de pâturage
– multiplier les zones de nourriture (si vous mettez du foin)
– multiplier les points d’eau
– s’assurer que nourriture et eau soient présents à volonté pour éviter l’effet de frustration lié à la peur de manquer (le cheval agresse les autres chevaux car il sait que le foin est disponible en quantité limitée et a peur de ne pas en avoir assez).

Lorsque les choses semblent difficiles…

Lorsque les choses semblent difficiles…

Lorsque les choses semblent difficiles, et que nous ne savons pas quelles actions mettre en place, demandons-nous simplement « qu’est ce qui est facile pour moi maintenant ? »

Peut-être que ce sera simplement « mettre le licol » ou « m’asseoir sur le bord du pré », ou même encore « m’asseoir dans ma voiture » (pour aller voir mon cheval), même si je sais que c’est difficile, et que je pense à toutes ces séances compliquées que j’ai eu auparavant.

Nous avons tendance à penser que si quelque chose est difficile aujourd’hui, ce sera également difficile demain.
Ce n’est pas la vérité. C’est simplement une croyance que nous avons parfois développé au fil des années.

Pendant très longtemps, mes juments ne restaient pas avec moi en liberté, et je me décourageais, en me disant que ce serait toujours difficile. Et puis en fait non, pas du tout ! Aujourd’hui, établir une connexion avec un cheval est devenu beaucoup plus facile.

Par contre, ce qui arrive et qui m’amène à me décourager, c’est quand j’essaye de réaliser de grandes actions (grandes pour moi – ces actions vous paraitrons peut-être insignifiantes à vos yeux, mais je m’efforce de suivre mon ressenti plutôt que l’avis des autres).

Allez à VOTRE rythme (et celui du cheval est à prendre en compte aussi), et avancer un pas à la fois.
Focalisez vous sur UN seul pas.

Décidez d’être fier de vous pour chaque petit pas que vous réalisez.
Je sais que certains d’entre vous ici se sentent découragés rien qu’à l’idée de devoir se lever du lit, et c’est ok, ça arrive. Pas de jugement à ce propos. Acceptez de ressentir ce que vous ressentez en ce moment, et soyez fier de vous pour chaque petite action que vous mettez en place.

Avec ou sans cheval.

Chaque jour.

Les petites actions

Apportent de grands résultats.

Qu’est ce que je m’autorise à recevoir ?

Qu’est ce que je m’autorise à recevoir ?

Plusieurs parties vivent en nous. Il y a la partie patiente, la partie impatiente, la partie généreuse, et la partie qui a peur de manquer. Il y a tout et son contraire qui est vivant à l’intérieur de nous. 
Ce n’est pas blanc ou noir, mais coloré de nuances. 
Quand nous pensons parfois ne pas réussir à atteindre un objectif, quelle partie parle en nous ? 
Quand nous nous disputons avec notre cheval, quelle partie en nous s’agace ? 
Qu’est ce que cette partie qui vit en nous a à nous dire ? 
Nous ne sommes pas impatient, nous ne sommes pas patient. Nous avons une partie patiente et une partie impatiente. Parfois l’une est endormie, parfois un déclencheur la réveille, comme la sonnerie d’un réveil. 

Quand nous sommes en conflit avec notre animal, que tout ne fonctionne pas comme nous l’aimerions, qu’est ce que cela révèle ? 
Souvent, je me suis rendue compte que nous étions nous-même des freins à notre réussite.
Nous ne nous autorisons pas pleinement à réussir, par peur des conséquences…
Par exemple, si je suis dans une joie intense, à qui cette joie va t-elle faire du mal ? 
Ai-je peur de décevoir quelqu’un ? Ai-je peur de rendre quelqu’un jaloux ? Ai-je peur de voir ma vie changer radicalement, si je réussi cet examen ? 
Nous aimons notre vie telle qu’elle est, quelque fois, car cela nous rassure… c’est ce que nous avons toujours connu.. la routine, le côté rassurant, même si parfois cette routine ne nous convient pas. Elle convient et rassure une partie en nous. 
Cela ne convient pas à notre partie courageuse, aventureuse qui aimerait s’exprimer davantage.
Mais parfois, nous laissons la partie apeurée parler plus fort. Cela ne veut pas dire qu’elle a raison. Elle parle simplement plus fort, car nous avons tendance à la laisser parler plus que les autres parties vivantes en nous (mais parfois endormies, anesthésiées par la partie peureuse).

Lorsque quelque chose n’est pas fluide avec notre cheval, observons quelles parties parlent en nous. Observons-les bien. Ensuite, décidez à quelle partie vous souhaitez donner la parole.
Que dirait, et que pense la partie courageuse en vous ? La partie optimiste et joyeuse ? 
Fait-elle les mêmes choix que la partie peureuse ? 

La partie peureuse est tout aussi importante que les autres parties de vous, car elle cherche à vous protéger, toujours. 
Or, si vous lui laissez toute la parole, et lui accordez toute votre attention, il se pourrait bien vous soyez en sécurité apparente, mais en danger de passer à côté de l’appel profond de votre âme. 
La partie peureuse hurle, alors que la partie joyeuse murmure…. 
Et si vous augmentiez le volume de l’autre, et diminuiez le volume de l’autre ? 
Qu’est ce que ça donnerait ? 

Mars Attaque

Mars Attaque

Nous sommes le 1er Mars, et je suis malade depuis hier… 
Ce matin, ma meilleure amie me rappelait que c’est normal, nous sommes en MARS ! 
En vérité, chaque année, je sens mon énergie faiblir au mois de Mars, sans vraiment en connaître la raison. Alors, j’en profite pour prendre du repos et du recul sur les deux mois qui viennent de s’écouler. Qu’est-ce qu’ils m’ont permis de comprendre, et d’apprendre ? 
Faites-vous aussi ce genre de bilan ? 

Chaque jour, j’écris dans un cahier. J’écris ce qui me vient, ce qui demande à sortir, à être mis en lumière, exprimé. Souvent, j’écris des choses que je ne dirais à personne, ou dont je veux absolument me rappeler. M’exprimer par l’écriture m’aide beaucoup à évoluer, et … à ne pas devenir trop folle ! haha !

Chaque jour, nous avons tellement de pensées et d’inquiétudes, qui se créent en nous, qu’il est important de les relâcher, que ce soit par l’écriture, ou d’autres moyens. 

Chaque jour, j’essaye d’accomplir ce qui me tient à coeur, et ce à quoi je me suis engagée, sans y arriver à chaque fois. La vie d’entrepreneur est souvent remplie de pression psychologique, pour arriver à vivre de ce qui nous passionne. Pas facile tous les jours, même si je n’échangerais pour rien au monde ! 

Je sais que pour moi, ce mois de Mars sera placée sous le signe du :

– repos physique (dormir davantage !)
– repos mental (méditer +, passer moins de temps sur mon téléphone)
– manger plus de fruits et légumes (déjà commencé en février)
– boire 1,5 L / jour (habitude déjà mise en place en février)
– marcher plus souvent, avec mes juments et ma chienne (tellement ressourçant pour tout le monde !)
– écrire davantage (appel de mon âme qui me rappelle que je suis ici pour écrire et partager)

En janvier, j’avais décidé que mon mot de l’année serait FIERTÉ
Je me pose chaque jour la question : qu’est ce qui va me rendre fière de moi ?
Certains jours, c’est la fierté d’avoir réussi à boire ces 5 verres d’eau ! D’autres jours, c’est la fierté d’avoir créé du contenu de qualité pour mes élèves (de mes programmes en ligne). 
Ces derniers jours, je me force à prendre davantage de vrai repos (physique et mental), et quand j’y arrive je me sens fière. Parfois, nous sommes tellement dans l’état d’esprit « travail – travail – travail », pour faire vivre nos entreprises, que nous en oublions que le repos fait partie du travail.

En Mars, souvent j’ai une baisse de moral, peut-être lié au manque de luminosité de ces mois d’hiver ? J’ai repris un complément de vitamine D, pour m’aider, et je fais le plein de vitamine C avec des kiwis. 

J’ai pu observer que mes chevaux ont beaucoup gagnés en calme depuis qu’ils sont au box.
En Alsace, nous avons eu une tempête en février, qui m’a fait rentrer mes juments au box, par sécurité. Au départ, les comportements qui sont ressortis étaient de l’impatience (surtout pour Ecume, qui tolère très mal le box). Tourner en rond dans le box, gratter le sol… signes évidents que le box n’était pas vraiment apprécié (surtout pour des chevaux habitués à vivre H24 dehors). 
Lorsque je suis contactée par des personnes ayant des chevaux stressés, ce que je demande presque immédiatement, c’est quel est leur mode de vie. Des chevaux qui sont dehors + de 6H par jour (avec moyen de grignoter herbe ou foin pendant ce temps, pas des chevaux mis en paddock en sable ou boue, sans manger) seront déjà bien moins stressés que les autres. 
Il convient de respecter au maximum leurs besoins naturels, afin de les aider à rester équilibrés physiquement et mentalement. 

D’ailleurs, à propos de cet équilibre, en 2019 je n’ai pas forcément respecté MES besoins, mangeant souvent trop, ne buvant pas assez, et restant de trop longues heures immobiles, soit dans les transports, soit devant mon ordinateur (pour travailler ou regarder des séries). 
Il y a toujours des périodes au cours desquelles nous auront tendance à avoir un côté de notre vie en déséquilibre. Trop / Pas assez … et alors ?! On peut réajuster le jour d’après, la semaine d’après… c’est lorsque le déséquilibre dure trop longtemps (des semaines, des mois, des années) que les problèmes (physiques ou émotionnels) arrivent. 

Aujourd’hui, je me suis forcée à aller me promener 45 min avec ma jument Silver, et Brooklyn, ma chienne. C’était hyper agréable, avec ce soleil magnifique, et les arbres en fleurs (de belles petites fleurs blanches). 
Silver adore se promener, être avec moi, et si elle reste au paddock (ou au pré) toute la journée, elle n’est pas malheureuse… mais je la vois toujours comme un chien qui est trop heureux de voir son maître, peu importe le moment de la journée ! Elle adore jouer, travailler, se promener.. alors que Ecume est plus indépendante. 

Alors, en quoi mes chevaux ont-ils gagnés à être au box ? 
Elles mangent du foin, et ont pu perdre du poids (à l’herbe, elles prennent vite du ventre, du gras un peu partout….)
Elles sortent minimum 5H / jour au paddock avec filet à foin.
On travaille leur patience, pour entrer au box et sortir du box.
On rajoute du PLAISIR dans le box, pour le rendre agréable (de bonnes choses à manger dedans, qu’elles n’auront pas en étant dehors).
C’est la partie la plus importante, le PLAISIR. 

Souvent, on ne le prend pas assez en compte dans nos vies, surtout si l’on a été éduqué dans le sens du « le travail doit passer avant le plaisir ! » . 
Pourtant, lorsqu’on prend du plaisir, on a envie de travailler non ? 

Ecume avait (par le passé) tellement de mal à accepter le confinement en box, qu’elle développait des maux de ventre. Je crois que c’est d’ailleurs le cas de nombreux chevaux, sauf que cela n’est pas détecté, ou pas tout de suite. 
Qu’est ce qui a changé alors ? 

– On a changé de box (le box dans lequel elle était la rendait très nerveuse… )
– Elle a du foin en vrac et plus en filet à foin (cela ne lui convenait pas, car elle aime prendre un peu de foin, et le tremper d’elle-même dans son seau d’eau)
– Elle a le foin juste à côté de l’eau (pour pouvoir tremper facilement son foin)
– Elle reçoit sa ration (mélange sans céréales + compléments) dans le box, quand elle rentre du paddock. Cela signifie qu’elle se réjouit de rentrer manger quelque chose de différent, de ce qu’elle a eu dehors). Le box a donc ses avantages ! On y trouve des choses très chouettes à manger ! (on peut aussi cacher des carottes dans le foin).
– Elle a des probiotiques (aide à apaiser le cheval en prenant soin de sa flore digestive. Beaucoup de nervosité provient de gênes ou douleurs gastriques).
– Nous travaillons sur la relaxation, la patience, avec des techniques que j’enseigne dans mon programme en ligne :
https://elainewagner1.simplero.com/page/119149

La mise au box a mis en lumlère des comportements dont je n’avais pas conscience, et nous avons donc pu travailler dessus, et faire progresser mes chevaux sur leur capacité à se décontracter face à des situations difficiles, par exemple :

– stress à l’idée de sortir du box
– stress à l’idée d’y entrer (et d’être enfermé)
– impatience face à la nourriture + confinement
– impatience en mettant le licol
– impatience et nervosité inexpliquée (douleurs observées chez ma jument Silver)
– nervosité observée en moi, face aux émotions de mes juments 

Le fait de prendre conscience de cela m’a permis de mettre en place des stratégies pour apporter davantage de bien-être à mes juments, et à moi-même. 

Mes projets pour les mois à venir prennent forme peu à peu.
Ne soyons pas trop pressés, profitons de chaque instant

Belle soirée à vous !
Elaine et ses animaux

Vous rencontrez un problème avec votre cheval ?

Vous rencontrez une difficulté avec votre cheval ?

Posez-vous ces questions :
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– Mon cheval a t-il un problème physique ? une douleur ?

Beaucoup de problèmes de comportements viennent de problèmes de santé que nous ignorons, de douleurs de pieds, de dos, de dents, que le cheval tente de nous montrer.
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– Suis-je angoissé, stressé, contracté, en colère ? Quelles sont mes émotions ?

Le cheval ressens nos émotions, et souvent, les difficultés que nous rencontrons viennent de nos propres tensions.

Plus vous serez calme et détendu, plus le cheval peut également l’être.
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Beaucoup de problèmes disparaissent lorsque le calme est présent au sein de vos interactions.

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– Suis-je clair et compréhensible ?

Lorsque vos demandes sont claires, et que votre cheval comprend ce que vous attendez de lui, les choses lui paraitront moins difficiles.
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– Suis-je progressif ?

Est ce que ce que je demande à mon cheval est facile ? Difficile ?

Puis-je découper l’exercices en morceaux pour que ce soit plus facile pour chacun ?
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– Suis-je au clair sur ce que je veux ?

Est ce que j’ai une vision claire de ce que je veux ?

Visualisez l’exercice, le comportement, l’attitude, que vous aimeriez.

Savoir vraiment ce que vous voulez vous aidera à avancer dans la bonne direction pour vous, et donnera confiance à votre cheval.
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– Est ce que je suis à l’écoute ?

Le cheval communique différentes informations par son corps, ses mouvements.

Quand il essaye de me dire quelque chose, est ce que je l’écoute, ou ne suis-je intéressé que par le fait qu’il m’écoute moi ?

Elaine Wagner – Tous Droits Réservés –

L’harmonie n’est jamais donnée…

Je lisais une citation de Simone de Beauvoir qui dit : Entre deux individus, l’harmonie n’est jamais donnée, elle doit définitivement se conquérir.

Et ça m’a rappelé une réflexion que je me faisais il y a quelques jours.
Vous savez parfois vous vivez des moments parfaits avec votre cheval, tout semble fluide, tout se passe bien, vous vous sentez comblé(e).
Et puis le lendemain tout semble aller de travers, et vous commencez à vous demander ce que vous avez fait de mal. Ça vous parle ?

En tout cas cela m’est arrivé récemment, je vais vous raconter.
Avec mes chevaux, j’essaye d’être le plus calme, et claire possible quand je leur demande quelque chose.
Je cherche des solutions adaptées à chaque cheval et chaque exercice, afin que ma demande paraisse facile. Ainsi, le cheval est plus enclin à me dire « oui ».
Il y a quelques jours, je travaillais sur un nouvel exercice avec Ecume. Cet exercice se travaille au galop, et demande une certaine autonomie. C’est un exercice qui est à la fois physique et mental donc. Et puis elle n’y arrivait pas, sauf que moi je voulais absolument qu’elle réussisse ! Et c’est là qu’elle a commencé à me dire « non ».

Ecume a énormément de volonté et de générosité en elle. Si elle me dit « non » c’est que quelque chose ne va pas (venant de moi, ou venant d’elle).
Quand je dis que ça vient d’elle, je pense à des douleurs physiques ou courbatures qui vont l’amener à dire « non » par moments, car elle se respecte assez pour ne pas tirer sur son corps.
Quand je dis que ça vient de moi, cela peut être diverses choses, mais souvent ce sera un manque de clarté de ma part, manque de calme, ou de détente (corps crispé).
MAIS cette fois ci ce n’était rien de tout ça, et un peu de tout ça à la fois !

En fait Ecume est partie en liberté (alors qu’elle ne part jamais) et d’abord je me suis demandé « qu’est ce que j’ai mal fais ? pourquoi elle part maintenant, alors que je pensais avoir règlé le problème définitivement ? (elle se barrait beaucoup en liberté avant il y a quelques années, et c’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à changer mes principes de base de travail des chevaux, pour limiter leurs comportements de fuite et favoriser l’ancrage).
Et en fait j’ai remarqué que je me mettais la pression pour réussir cet exercice. Et comme je me mettais la pression à moi-même, cette pression se répercutait sur ma jument !
Les chevaux n’aiment pas la pression…(les humains non plus d’ailleurs) et quand ils se sentent mal, ils ont envie de fuir, tout simplement !

Cela m’a rappelé que :
« Entre deux individus, l’harmonie n’est jamais donnée, elle doit définitivement se conquérir. »

Que si vous pensez règler un problème définitivement, vous vous trompez. Lorsque nous parlons de relationnel, tout est toujours à harmoniser, à fluidifier. Tout est en mouvement, tout change dans la nature, rien n’est figé. Ce n’est pas parce que votre relation est merveilleuse avec votre animal aujourd’hui que cela restera inchangé. De même, ce n’est pas parce que cette séance était moins agréable que les suivantes le seront aussi.
Rappelez vous : tout change, tout bouge !

Cela m’a rappelé aussi que le calme, la clarté, le fait de ne pas se mettre la pression, c’est du « fitness émotionnel » au quotidien. Si vous arrêtez de pratiquer, vous retombez dans des vieux schémas d’habitudes qui ne vont pas être bénéfiques pour la relation.
Parfois on « oublie » aussi d’utiliser les ingrédients qui fonctionnent, parce que nous avons été habitué à en utiliser d’autres (qui fonctionnent moins bien) pendant très longtemps.

La Motivation

La motivation c’est l’énergie mise en action. Lorsque l’on souhaite obtenir davantage de motivation de la part du cheval, qu’est ce que l’on cherche à obtenir en réalité ? Qu’est ce que la motivation ? Pour moi, cela pourrait s’expliquer par : donner au cheval l’envie de donner ! L’envie de participer, de s’impliquer dans la relation.

Comment allumer cette envie de donner ? Différentes sortes de motivations existes, parmi lesquelles : La motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque. C’est la motivation intrinsèque qui m’interesse, celle qui vient de l’intérieur, d’un élan naturel du cheval.

Lorsque vous êtes passionné par un projet, vous êtes auto-motivé (votre motivation vient de vos tripes, de votre coeur qui bat pour ce projet). A l’inverse, lorsque vous êtes supposé faire quelque chose qui vous motive peu, cette flamme ne sera pas allumée en vous. Vous aurez alors besoin d’un déclencheur extérieur pour vous motiver à agir (l’attrait d’une récompense, la menace d’une punition par exemple). Comment allumer cette flamme chez le cheval ? L’une des choses qui me parait essentiel lorsque l’on souhaite que le cheval se mette à donner c’est d’accepter de ne pas “prendre”. C’est demander au-lieu d’exiger. C’est aller au rythme du cheval, avant de lui demander de se caler sur le nôtre…

Le désir d’être parfait

LE DÉSIR D’ÊTRE PARFAIT

Peut-être êtes-vous dans ce cas ?
Vous avez envie d’être parfait, d’avoir une technique parfaite, de construire des séances parfaites avec votre cheval. Et si ce n’est pas le cas, si une ombre arrive au tableau, vous focalisez toute votre attention sur cette ombre (qui ne fait parfois que 1 cm !).

Vous avez peut-être passé une séance en liberté extraordinaire avec votre cheval, et les 5 dernières minutes de la séance, votre cheval se met à fuir et s’éloigne de vous ! Vous perdez la connexion.
Peut-être avez-vous vécu une magnifique balade avec votre animal mais soudain, celui-ci se met à s’éffrayer, vous perdez le contrôle et vous chutez (ou votre cheval vous embarque au galop).
Votre cheval monte très bien en van mais subitement, vous passez 3/4 d’heure à le charger, etc…

Et alors, votre cerveau se branche sur le pôle négatif et vous n’avez plus que les aspects « négatifs » de la séance qui tournent en boucle dans votre esprit, avec leurs lots de questions qui alimentent votre déception, frustration, tristesse ou colère.
Parfois, vous vous en voulez et vous allez vous dévaloriser ou vous comparer aux autres. Et parfois vous en voudrez à votre cheval d’avoir tout gâché, de ne pas être partenaire, de « le faire exprès », d’être un c** etc…
Et si l’on vous demande comment s’est passé votre séance, vous insisterez sur tout ce qui s’est « mal passé » alors que 90% du reste était agréable et plaisant. Vous êtes alors branché sur la PEUR (peur de ne pas être assez ceci ou cela, peur de ne pas y arriver, peur de ne pas mériter votre cheval, peur que le cheval ne vous aime plus, peur d’être moins bon que les autres…)

J’ai moi-même du mal à accepter d’être imparfaite, mes chevaux ne sont pas tout le temps calmes, connectés, et je ne suis pas toujours là où je voudrais être dans ma progression.

Je vais vous partager une anecdote toute récente : ce soir, j’étais avec une de mes jument en liberté dans les espaces ouverts, tout était « parfait », magique, j’adore ces moments de connexion pure ❤️ et puis, au moment d’ouvrir le pré, ma jument est partie au galop. Avant, la soif de perfection m’aurais amené à me crisper, à me juger ou juger le cheval. Là, j’ai simplement lâché prise, demandé à ma jument de revenir, re-formulé ma demande, dans le calme, et elle est restée avec moi. Et cela semble très « simple » au final non ? Mais ça n’a pas toujours été ainsi pour moi.

Mais vous savez quoi ? La perfection est un leurre. Du moins, nous avons appris que « être parfait » signifie ne pas faire d’erreurs, ne vivre que des choses positives. Cela n’existe pas ! Nous sommes vivants. Les chevaux sont vivants eux aussi, et expriment quelque chose. Lorsqu’ils ne sont pas calmes, ne pensez pas que quelque chose cloche chez eux ou que vous êtes « nul » de ne pas réussir à les apaiser. Observez, apprenez, acceptez ce qui se passe dans le moment présent et relâchez la pression que vous mettez (sur le cheval ou sur vous-même).

Si nous ne faisions pas d’erreurs, nous ne pourrions pas apprendre et évoluer. Si notre cheval était toujours « parfait », il ne pourrait pas être notre professeur.

Le désir d’être parfait est très stressant, génère de l’inquiétude, et nous prive souvent d’apprécier pleinement ce que nous avons, ou vivons déjà.

Personne ne vous demande d’être parfait, pas même votre cheval. Le plus souvent, c’est vous qui vous mettez la pression.
Et parfois cette pression est si énorme que vous préférez ne pas travailler votre cheval plutôt que de « mal faire ». Vous êtes alors comme paralysé par la peur de faire des erreurs.

Votre cheval ne vous aimera que davantage lorsque vous aurez lâché prise, car une grande vague de détente vous enveloppera alors. Et lorsque vous mettez moins de pression sur vous, vous en mettez également moins sur le cheval.

Si vous vous reconnaissez dans ces mots :

 Autorisez-vous à être plus doux avec vous-même
 Écoutez-vous
 Faites de la place en vous pour accueillir la détente, ouvrez lui la porte…

Thème : Overlay par Kaira. Texte supplémentaire
Le Cap, Afrique du sud